Idée voyage 100% personnalisable
Bahamas - New Providence - Eleuthera - Harbour Island
Suggestion 100% personnalisable selon vos envies
À l'arrivée, transfert privé et installation pour deux nuits sur la côte nord, un peu au-dessus de Goodman Bay. Parfaitement situé, ce grand hôtel à l'américaine sait ce que signifie "balnéaire chic" et joue la partition. Grande capacité, volumes d'apparat dans les parties communes et décoration moderne. Les chambres ? Elles ont du décorum, un bon niveau d'équipement et de confort. À l'extérieur, les murs sont roses. À l'intérieur, plutôt blancs ou crème, avec des touches acidulées : anis, pistache, émeraude. Avec cela, trois restaurants maîtrisant leur sujet : japonais, italien, méditerranéen. Même chose pour le trio de bars – lobby, night club, sky. Autour des piscines, les palmiers sont alignés comme à la parade, droits comme des "i". Le spa propose une très belle gamme de soins. Le casino et la discothèque apprennent l'art de vivre joyeusement des Bahamas. Quant à la plage, elle prolonge naturellement tout le reste.
Fondée au XVIIe par les Anglais sous le nom de Charles Town, New Providence devint dès le siècle suivant la république des Corsaires des Caraïbes, capitale anarchique de la piraterie. Entre autres flibustiers illustres, Benjamin Hornigold, Charles Vane, Jack Rackham mais aussi le fameux Barbe Noire séjournèrent le long de ses eaux bleues avant que l'île ne soit "nettoyée" par la couronne anglaise – prompte, tout de même, à y laisser descendre une poignée de corsaires chargés de s'attaquer aux vaisseaux espagnols. Quelques incendies, occupations et reconstructions plus tard, New Providence devint la plaque tournante de la contrebande du whisky à l'heure de la prohibition américaine. Assagie mais jamais domptée, elle a – en apparence du moins – laissé ses frasques de côté pour devenir le centre économique, administratif, politique et culturel d'un archipel qui laisse rêveur. On la confond souvent avec sa ville principale, Nassau, et pour cause : avec plus de 300 000 habitants, celle-ci grignote la quasi-totalité du territoire.
À voir, à faire - Guetter la silhouette tentaculaire de l'Atlantis Paradise Island (2000 chambres, une dizaine de piscines, une quinzaine de restaurants, une marina et un golf) ; courir les plages publiques et privées ; faire le plein de souvenirs en paille dans les allées des marchés locaux ; chercher les vestiges (canons et forts en tous genres) de la mésentente entre Espagnols et Anglais ; embouteiller son rhum ; faire du lèche-vitrine le long des façades coloniales de Bay Street ; se promener dans une réplique du Revenge au musée de la Piraterie ; enchaîner avec le musée dédié au Junkanoo, le carnaval traditionnel bahaméen.
En option - Balade historique et gourmande avec un guide privé.
Vol rapide pour Eleuthera, à 80 kilomètres à l'est de Nassau (1h20). 180 kilomètres de long sur à peine 2 de large : membre des "bancs des Bahamas", on s'y attarde en effet bien volontiers. Son nom, emprunté au grec eleutheria, signifie "liberté". Une île délicate, tout en longueur, fin barrage contre l'Atlantique, frontière fragile entre Bermudes et Caraïbes. La partie nord n'est rattachée au reste que par un petit pont. Un coup de vent et celui-ci ferme boutique, plaçant North Eleuthera (encore plus) hors du monde.
Installation pour trois nuits de ce côté, au septentrion. Pendant des semaines, les créateurs de l'adresse ont arpenté la jungle, machette à la main, avant de trouver, en 2014, l'endroit idéal : une petite plage, un promontoire rocheux, deux grands arbres Casuarina. À l'image de leurs enfants, le site grandit peu à peu jusqu'à l'inauguration d'un second cocon. Sous le toit de chaume du cottage, quelques chambres pleines de poésie et de souvenirs de voyage, nichées autour d'un maraîchage en permaculture. Au contact des locaux et de la végétation, tout s'apaise et ralentit. Parmi les arbres fruitiers, une piscine d'eau douce est nichée. Le soir, on partage des légumes du potager, un carpaccio de poissons parfaitement assaisonné, des agrumes pour une pointe d'acidité.
Eleuthera, paradis préservé ? Les privilégiés ne s'y sont pas trompés. En 1969, le Beatle Paul McCartney et son épouse Linda viennent y passer leur lune de miel – et ne cesseront de réitérer. Une décennie plus tôt, l'île était déjà le refuge doré de la jet-set hollywoodienne : Elizabeth Taylor, Raymond Burr ou encore Greta Garbo se prélassent dans des peacock chairs au bord de piscines turquoise. Sous leur impulsion, Eleuthera devient un royaume de glamour et de décontraction, d'élégance et de nonchalance. Sans perdre de vue la simplicité et la bienveillance naturelles de ses habitants.
La bonne idée - Louer une Jeep pour explorer l'île et ses plages.
Au programme - Rencontre avec les Bahaméens. Mis en place par le Ministère du Tourisme en 1975 (deux ans après l'obtention de l'indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni), le programme People to People propose aux visiteurs étrangers d'être adoptés par des locaux le temps d'une demi-journée ou d'une journée. L'occasion de partager une tranche de vie, un repas. Oubliée la barrière de la langue, les échanges vont bon train : on s'instruit, on plaisante. Et après être tombé sous le charme de l'île, on succombe à celui de ses habitants.
Notre suggestion, le matin - Le Leon Levy Native Plant Preserve. Comme tant d'autres, les Américains Leon Levy et Shelby White sont tombés amoureux de l'île. Au décès du premier en 2003, son épouse fonde un jardin botanique en l'honneur de celui qui était particulièrement attaché à la préservation de la faune et de la flore locales. Déployé sur douze hectares et géré de concert avec le Bahamas National Trust, le jardin est une exposition à ciel ouvert de ce qui fait la richesse locale : on traverse les mangroves à l'aide de pontons aménagés, on discute avec les oiseaux, on contemple les papillons. Et on profite de la connaissance encyclopédique des passionnés qui travaillent sur place.
Notre suggestion, l'après-midi - Filer sur Spanish Wells. Vous pensiez qu'Eleuthera était un format de poche ? Think again : ainsi nommée parce que les galions espagnols s'y réapprovisionnaient en eau avant le retour en Europe, Spanish Wells est un morceau de terre de trois kilomètres de long sur 800 mètres de large, foyer d'un petit millier d'âmes. Au programme : descendre le long de la côte orientale, de l'extrême nord à l'extrême sud, un long ruban de sable blanc pour compagnon de voyage ; faire un saut sur Russell Island, rattachée à Spanish Wells par un pont – eaux peu profondes et sable ombragé. Parfait pour étendre sa serviette.
Le bateau taille la mer d’émeraude vers Harbour Island, joyau de quatre kilomètres carrés situé à quelques encablures d'Eleuthera. Sur le port de Dunmore Town (première capitale des Bahamas en 1648), la fanfare sonne l’arrivée du ferry. Les 1 500 habitants de l’île vivent au(x) rythme(s) de ses percussions. Aujourd’hui, ils répètent pour le Junkanoo : un carnaval national qui, à Noël, enflamme tout l'archipel. Sortie de cet agréable tintamarre, Harbour Island respire la tranquillité.
Installation pour trois nuits dans un hôtel posé sur un petit promontoire surplombant la superbe plage de sable rose, non loin de Dunmore Town. Un véritable refuge pour les voyageurs en quête d’intimité. Dispersés sous les palmiers qui bordent la plage, plusieurs petits bâtiments de style colonial abritent des chambres à la décoration sobre. On poserait bien définitivement ses malles ici, à l’instar du chef du restaurant qui a troqué la truffe de son Périgord originel pour la noix de coco, et les réunit ici dans une subtile cuisine franco-bahaméenne.
À votre agenda - Ici, le véhicule le plus courant reste la voiturette de golf. Nous en avons donc réservé une pour vous. Vous filez ainsi le long du front de mer où chaque maison affiche fièrement son nom et ses couleurs. La Doll’s House (maison de poupée) brille en rose bonbon. Même choix de couleur en teinte pastel pour le sable fin qui borde la côte est de l’île – moins d'un kilomètre de large. On rejoint cette plage de rêve après un détour par le Fashion Tree, photogénique arbre mort planté en plein lagon et devant lequel ont posé les plus grands top models de la planète (désormais, vous aussi). Mais derrière cette silhouette glamour, l’île brille surtout par sa décontraction. Une cabane sur la plage, un sky juice (gin/lait de coco) à la main, et Lenny Kravitz qui passe incognito, en voisin.
En option - Une virée en bateau au coucher du soleil.
À faire, à vivre - Déguster un Bahama Mama au bord de la piscine ; se faufiler dans le village de Dunmore Town qui aligne le long de ses rues fleuries les façades claires de ses maisons victoriennes ; prendre part à la messe dans l'une des églises de l'île : chapeaux, costumes et tenues chics exigés ; troquer ce dress code pour des palmes, un masque et un tuba le temps d'une virée snorkeling au large ; kayak, planche à voile, sortie pêche, journée en mer : multiplier les plaisirs nautiques ; profiter d'une balade à cheval, entre palmiers, mangroves et orchidées ; assister au retour des pêcheurs avant de s’attabler devant une salade de conque ; siroter un verre pieds dans le sable avant de danser jusqu’au petit matin.
Traversée retour vers Eleuthera, saut de puce vers New Providence puis vol international retour. Nuit à bord, arrivée le lendemain.
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