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Kiev, Tchernobyl et Pripiat Un voyage pour comprendre
Ukraine - Kiev - Tchernobyl
Ukraine, la ville et la centrale
La Rus’ de Kiev a constitué au IXe siècle le premier Etat des Slaves orientaux ; l’empire russe ne devait commencer à en intégrer les reliefs qu’à partir du XVIIe siècle. Ce qui est compliqué aujourd’hui entre Ukrainiens et Russes tient à ce type de données. Colocataires ou voisins, le modus vivendi tâtonne. Peut-on voyager en Ukraine ? Non, pas pour le moment. Nous ne savons ni quand, ni à quel prix, le séjour que nous avions conçu sera possible. Nous ne pouvons qu’espérer qu’il le soit tôt. Ce serait pour tout le monde, à commencer par les professionnels ukrainiens concernés, la meilleure chose possible. Le voyage d’agrément étant un clair symptôme de paix. Pourtant, deux bonnes raisons d’aller lorsqu'on le peut. Kiev d’abord, que l’histoire a dotée d’un héritage monumental remarquable et que l’actualité étire entre est et ouest. Au mitan de ces deux pôles, les Ukrainiens font preuve de dons d’équilibriste. En attendant la fin des crises, la ville bouillonne. Tchernobyl ensuite, qui est un lieu de perplexité, de réflexion et de décision. Le site suggère fortement la relativité, la porosité - on serait tenté de dire l’obsolescence - des frontières et qu’irréversiblement problèmes et solutions se doivent envisager à l’échelle internationale. L’explosion de 1986 a redimensionné la notion d’accident. Depuis quelques années, les autorités ukrainiennes autorisent l’accès à la zone d’exclusion et à ses sites : villages, villes, centrale. Dans des conditions de sécurité draconiennes, et pas comme dans Die Hard. On pénètre donc dans un passé à peine passé, l’Union soviétique des années quatre-vingt, gelée presqu’instantanément par la radioactivité. Les conditions de celle-ci permettent lorsqu’on les sait de circuler sans dommages. La visite, par la sèche éloquence des bâtiments abandonnés, désamorce tout voyeurisme morbide : on vient pour comprendre. Et il y a de quoi faire. Les choses sur place évoluent lentement ; l’envahissement par les plantes, le retour inattendu des animaux interrogent ; la vie des employés de la centrale aussi ; et les durées impliquées. Il s’esquisse bien là une solidarité essentielle entre le proche et le lointain de la catastrophe.
Une journée à Tchernobyl. Départ de Kiev de bon matin, avec un chauffeur. On se dirige au nord, en direction de la Biélorussie. A l’entrée de la zone d’exclusion de 30 km autour de la centrale, prise de contact avec le guide francophone. Visite de villages et de Tchernobyl, où l’on déjeune - ingrédients sains importés de zones extérieures jamais contaminées. Dans la zone des 10 km, on approche, à une distance estimée par le guide selon l’état du ciel, un site radar militaire. Puis c’est la centrale elle-même, les réacteurs 5 et 6, puis 4, dont le cœur a fondu le 26 avril 1986, avec le sarcophage qui le confine aujourd’hui (distance 270 m). Visite de Pripiat, la ville de la centrale nucléaire V.I. Lénine. Retour ; check out et contrôle radioactivité au point de passage de Dytyatki. Tout au long de la journée, règles strictes de sécurité et respect des consignes données par le guide, qui seul décide des temps, des lieux, des distances. Cette discipline garantit l’innocuité de la visite.
Attention ! L'accès à la zone d'exclusion de Tchernobyl n'est autorisé qu'aux personnes âgées d'au moins 18 ans.
Votre hôtel à Kiev
Il se trouve dans le centre, sur une avenue de prestige, à quelques encablûres de la place de l’Indépendance - la fameuse Maïdan. On dispose dans ce grand établissement contemporain de tous les éléments de confort souhaitables. Les chambres, très bien équipées, sont dotées de belles literies et de salles de bain étincelantes. Cerise, mauve, beige, chocolat, le revêtement des assises répond harmonieusement à celui des murs, aux rideaux. Les matières ont un feutré de bon ton. A cela s'ajoutent deux restaurants : une table ukrainienne et internationale, et un Buddha Bar, Pacific Rim cuisine. L’espace bien-être se compose d’un spa, d’une salle de gym, de l’indispensable sauna, d’un bain turc, d’une ample piscine intérieure. Une atmosphère de refuge chic creusé dans la grotte ajoute sa note glamour à des installations d’excellent niveau, desservies avec un professionnalisme net et sans bavure.Déjà prévu au programme
Kiev, ville millénaire. En compagnie d’un guide privé francophone et d’un chauffeur, on s’en va à la découverte des rives du Dniepr qui, par sections, se transforment l’été en plages animées. On visite les grands ensembles religieux, construits sous Iaroslav le Sage, que sont la cathédrale Sainte-Sophie (1037-1041) et la laure des Grottes (1051), l’une et l’autre inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. La première, baroquisée au XVIIIe siècle, désormais muséifiée, possède encore de splendides fresques et mosaïques médiévales. Des moines de l’Athos ont fondé la laure - monastère où l’on mène une vie mi-ermite mi-cénobite. En plus des nombreux édifices attendus, tout un réseau de grottes et de galeries témoigne d’une spiritualité primitivement cavernicole. On voit encore les palais de l’époque impériale et d’imposantes réalisations soviétiques. Et on goûte aux kanapky, les tapas ukrainiens.Une journée à Tchernobyl. Départ de Kiev de bon matin, avec un chauffeur. On se dirige au nord, en direction de la Biélorussie. A l’entrée de la zone d’exclusion de 30 km autour de la centrale, prise de contact avec le guide francophone. Visite de villages et de Tchernobyl, où l’on déjeune - ingrédients sains importés de zones extérieures jamais contaminées. Dans la zone des 10 km, on approche, à une distance estimée par le guide selon l’état du ciel, un site radar militaire. Puis c’est la centrale elle-même, les réacteurs 5 et 6, puis 4, dont le cœur a fondu le 26 avril 1986, avec le sarcophage qui le confine aujourd’hui (distance 270 m). Visite de Pripiat, la ville de la centrale nucléaire V.I. Lénine. Retour ; check out et contrôle radioactivité au point de passage de Dytyatki. Tout au long de la journée, règles strictes de sécurité et respect des consignes données par le guide, qui seul décide des temps, des lieux, des distances. Cette discipline garantit l’innocuité de la visite.
Attention ! L'accès à la zone d'exclusion de Tchernobyl n'est autorisé qu'aux personnes âgées d'au moins 18 ans.
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