Capitale

Luanda

Climat

Le climat angolais est soumis à l’alternance des saisons sèche et pluvieuse, et évolue selon deux axes : nord / sud, d’humide à sec ; est / ouest, de sec à humide. Au nord, climat tropical humide et chaud - saison des pluies d’octobre à avril. Au sud, le pays confine au désert du Namib. Le climat y est donc d’une grande aridité et le thermomètre élevé. Sur la côte atlantique, peu arrosée, les températures sont plutôt douces. Quant au plateau Angolais, il est tempéré et humide - saison des pluies d’octobre à avril dans le nord, de décembre à mars dans le sud. Comme partout, l’altitude modifie ponctuellement les conditions générales. Elle est, avec le courant atlantique froid de Benguela, facteur de modération des températures.

Superficie

1 246 700 km².

Point culminant

Morro do Môco (Serra Môco), 2620 mètres.

Pays limitrophes

République démocratique du Congo, Zambie, Botswana, Namibie. Et République du Congo pour l’enclave de Cabinda, située au nord du Kongo central.

Le territoire angolais se situe entre l’équateur et le tropique du Capricorne, sur la façade atlantique de l’Afrique. Une présentation simple montre, à l’ouest, une côte basse dont la profondeur n’excède pas 160 km. Vient ensuite une zone fortement plissée de collines et de montagnes, dont la Serra do Môco. Puis le plateau Angolais, ensemble de hauts plateaux et de massifs (entre 1200 et 1800 m, avec des relèvements importants ici et là) qui se prolonge à l’est au-delà des frontières du pays. Ce plateau s’infléchit au nord et descend sous les 1000 m. De nombreux cours d’eau prennent leur source dans les hauts plateaux, dont le Zambèze, le Kwanza, le Kunene. Ces flux contribuent à des bassins importants dans toutes les directions : Congo, Zambèze, Okavango.  

Faune & Flore

L’hippotrague noir géant est l’animal symbole du pays. Cette antilope de grande taille, aux majestueuses cornes courbes, est néanmoins quasi invisible en vrai. Car ses effectifs sont très faibles (et la légende veut qu’elle ne se montre, à l’improviste, qu’à ceux qui ne la cherchent pas). Il est difficile d’évaluer l’état réel de la faune angolaise tant les études précises manquent. Certaines régions sont encore riches (dans le bassin versant de l’Okavango notamment) ; sur d’autres, la guerre et le braconnage ont eu des effets désastreux. Quoi qu’il en soit, la population de gorilles des plaines de l’ouest est résiduelle. Les chimpanzés sont toujours présents, mais dans un habitat menacé. Le colobe d’Angola étant logé à la même enseigne. Lions, guépards, buffles, zèbres, gnous, impalas, éléphants se rencontrent cependant. L’avifaune est abondante. Les bonnes surprises sont nombreuses.

La variété de la flore angolaise impressionne, qui va de la steppe désertique à la forêt tropicale humide, de la mangrove à la savane - le gros morceau, lui-même différencié. Dans tout cela, dont le détail ne peut être fait ici, des formations, ou des espèces, au statut spécial. Les rares forêts reliques d’altitude, par exemple. Ou Welwitschia mirabilis, vedette préhistorique à deux feuilles maousses, partagée avec la Namibie. Le miombo, caractéristique du centre du pays, est une formation de savane à forêt claire - Brachystegia, Julbernardia, Isoberlinia - et prairies.

Situation environnementale

Déchets plastique, hydrocarbures en liberté dans l’océan, gaz carbonique, la situation écologique du pays n’est pas brillante, malgré une couverture forestière plutôt résiliente. Le gouvernement a pourtant tenté de mener des actions dans le domaine environnemental (dont la qualité est postulée par l’article 39 de la Constitution) ; les engagements dans le sens de l’accord de Paris sur le climat connaissent des traductions concrètes (énergies renouvelables surtout). Cependant, l’Angola est toujours à la poursuite d’une prise de conscience écologique de la population qui soutiendrait ces mesures (en renonçant à consommer de la viande de brousse, par exemple). A cet égard, le pays n’est pas bien différent des autres.

Après avoir été sous la pression de la guerre, les parcs nationaux sont sous celle du braconnage. Parmi les principales réserves : Cameia, est, 1957, plaines inondables et miombo ; Cangandala, centre-nord, 1963, miombo, savane et hippotrague noir géant ; Iona, extrême sud-ouest, 1964, contigu au Namib-Naukluft National Park namibien ; Mupa, sud, 1964, noté pour son avifaune. Depuis les années 1980, les autorités ont notablement augmenté les surfaces protégées. L’objectif pour 2020 avait été fixé à 17% du territoire sous protection. Celle-ci valant ce que vaut la protection de la protection.

Économie & Tourisme

IDH : 0,574 en 2018 / France, 0,901.

PIB par habitant en 2021 : 2138 dollars US / France 38 210.

Grande exportatrice de pétrole, de gaz et de diamant, l’économie angolaise ne réussit pas encore, pour la part qui lui revient, à tirer tous les Angolais du sous-développement : taux de pauvreté et de chômage toujours élevés. Aujourd’hui, la situation tient encore presque entièrement aux fluctuations du prix du baril de brut. Cependant, les ressources naturelles et humaines dont le pays pourrait tirer profit sont considérables. Déjà, le secteur des services se développe vigoureusement - 39,6% du PIB, 42% de la population active. Parmi ceux-ci, l’activité touristique démarre, malgré un niveau d’équipement encore limité. Le potentiel de croissance est important, avec un environnement naturel encore sous-exploité de ce point de vue et un héritage historique à valoriser. L’idée d’écotourisme fait son chemin.

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