Chaque pays du monde a ses subtilités. Des informations souvent implicites et pourtant bien utiles pour voyager en toute sérénité, éviter les impairs et gagner un temps précieux lors de votre voyage au Botswana.

 

Un rêve de grand voyageur ! Animaux à foison, magie des horizons africains (non loin de la frontière avec le Zimbabwe, le spectacle grandiose des chutes Victoria). Une fois votre itinéraire bouclé, la vie est facile au Botswana. On s’occupe de vous jour et nuit. Les lodges sont des îlots de civilisation dans le bush. La corruption n’a pas cours. Pas d’insécurité non plus.

En bref, voyager au Botswana est simple et sûr. Mais il est toujours plus confortable d’être bien préparé. Commençons par le contenu de votre sac, que vous choisirez souple ! Pas de valises rigides qui ne pourraient pas rentrer dans les soutes des Cessna. La franchise ? : 15 kilos maximum (+ 5 kg de bagages à main). Vous auriez à payer un supplément au-delà de ces limites.

Bien sûr, vous vous munirez d’un anti-moustiques, d’un anti-paludéen et de crème solaire. Côté vêtements, pas d’élégance particulière : la chemise manches longues et le pantalon safari seront parfaits. Privilégiez les couleurs kaki, sable. Un atout pour l’observation de la faune ! À noter : la plupart des lodges lavent vos vêtements (hors sous-vêtements) gratuitement dans la journée.

Le safari du matin vous imposera pendant une heure de bien vous couvrir (polaire, gants et chapeau), le temps que le soleil se lève et que la température augmente. Vous opterez donc pour la technique dite de l’oignon (des épaisseurs successives de vêtements à éplucher et ôter au fur et à mesure). Vers 16 heures, après la sieste (la vôtre et celle des animaux), retour au safari, à la tombée de la nuit, et donc opération “oignon” en sens contraire.

Vous glisserez également dans vos affaires une lampe frontale, un adaptateur universel de prises électriques, un petit sac étanche pour préserver cartes de crédit et téléphone de l’eau et de la poussière, et enfin l’indispensable paire de jumelles.

Le voyage ne sera pas fatigant, bien qu’il puisse parfois sembler long, entre avions-taxis et trajets en voiture un peu chaotiques. Les petits avions, de quatre à dix places, décollent de la ville de Maun, porte du delta (Okavango) et “hub” touristique. Ces trajets durent entre quinze et quatre-vingt-dix minutes, escales comprises (trois maximum) pour déposer d’autres passagers.

Et la magie opère déjà… À 150 mètres d’altitude, on n’en perd pas une miette ! Pour peu qu’un troupeau d’éléphants ou de girafes soit en dessous, le pilote fera un tour complet. Les avions sont toujours à l’heure (heure qui vous sera communiquée la veille du vol).

À l’arrivée, un véhicule vous attend. Le nécessaire est fait pour tenir les lions à distance (le pilote aura par exemple dirigé le nez de l’avion et l’hélice vers les bosquets de sorte de les faire partir avant que vous ne débarquiez). Le 4x4 vous mène enfin à votre lodge, lieu toujours sympathique, très confortable et où l'on mange généralement très bien ! Notez tout de même que le wifi est incertain, voire inexistant dans de nombreux hébergements.

Lors des safaris en voiture, vous allez pouvoir contempler des lions à trois mètres, des éléphants à vingt mètres… Pas de danger, les rangers sauront vous expliquer le comportement à adopter. Si dans d’autres pays, un unique lion peut se voir cerné par une douzaine de 4x4, le Botswana est réputé pour faire de ses voyageurs des êtres privilégiés. Avec ses lodges loin de la civilisation, le pays vous propulse au milieu de la nature et des animaux. Ces derniers peuvent toutefois rester bien cachés et il faudra faire preuve de patience… C’est toute la beauté de l’art de la traque !

D'autres moyens de transport sont également utilisés : le canot à moteur, dans le delta ou sur le fleuve Chobe, fabuleux au milieu des hippos, crocos, éléphants et surtout de myriades d’oiseaux ; le mokoro, creusé dans le bois, est une embarcation traditionnelle du delta. Attention, le delta n’est praticable qu’une partie de l’année, quand les eaux sont suffisamment hautes. Dans ce cas, ne pas hésiter et y aller au petit matin de préférence.

Après un “sundowner”, l’apéritif servi glacé, sorti du coffre de votre véhicule au coucher du soleil, vous êtes de retour au lodge. La nuit, qui tombe tôt en brousse, les animaux se baladent. En particulier les hippos, les plus dangereux. Afin d’éviter une rencontre fortuite, avant de sortir de votre bungalow, vous aurez convenu avec la réception de l’heure à laquelle un ranger viendra vous chercher. Idem après dîner.

Certains lodges privés font aussi des safaris de nuit, parfois même à pied (seulement en saison sèche quand les herbes sont basses). Bien encadré et accompagné, vous ne risquerez rien.

Pour tous ces services, vous n’oublierez pas le pourboire. Les tarifs habituels sont compris entre 10 et 15 dollars/jour/personne pour les rangers, entre 5 à 10 dollars/jour/personne pour le staff (à remettre dans une boîte qui se trouve à la réception, à la fin de votre séjour). Uniquement en billets !

La monnaie locale est le pula. Mais dollars, rands sud-africains et euros sont les bienvenus. Hors lodges, si jamais vous payez en dollars, la monnaie vous sera rendue en pula. Si vous le pouvez, prenez deux cartes de crédit pour payer les extras éventuels. Le réseau est parfois faible et un paiement peut se voir refusé pour des raisons inconnues.

Bon voyage !

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