Chaque pays du monde a ses subtilités. Des informations souvent implicites et pourtant bien utiles pour voyager en toute sérénité, éviter les impairs et gagner un temps précieux lors de votre voyage au Panama.
Petit pays étonnant aux plus de 1 500 îles, aux 3 000 kilomètres de côtes et à la longue histoire coloniale (beaucoup de vestiges à visiter), il serait dommage de réduire le Panama à son chapeau – qui malgré son nom est équatorien – et à son canal.
L’aéroport de Tocumen, à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Panama City, véritable Manhattan local, sera votre point d’entrée. Vous y serez attendu, dès la sortie de la douane, par un chauffeur tenant une pancarte marquée du logo Voyageurs du Monde.
Si vous envisagez de prendre un ou plusieurs vols intérieurs, vous devrez veiller à ce que vos bagages ne dépassent pas 17 kg en soute (mais vous avez droit à deux bagages de ce poids par passager) et 6 kg en cabine. Le kilo supplémentaire à régler est d’environ 6 US dollars. De plus, votre bagage à main sera de préférence sans roulettes, autrement vous devrez vous acquitter de 35 US dollars supplémentaires par vol. Enfin, vous ne serez pas étonné de ne pas avoir de billet pour votre vol domestique, la simple présentation du passeport suffit pour embarquer.
Pays tropical, le Panama jongle entre pluie et soleil. Il pleut de mi-avril à novembre, souvent en fin de journée et la nuit, ce qui rend les activités diurnes tout à fait possibles. À glisser impérativement dans votre valise : un maillot de bain donc, ainsi qu’un adaptateur électrique de type américain (à 2 branches) pour pouvoir recharger vos appareils électroniques. Le courant distribué étant de 110 volts (V), nos appareils habitués au 220 V mettront donc plus de temps à se recharger.
Une cordillère partage le pays dans sa partie nord, dotée de sommets de plus de 3000 mètres, dont le fameux volcan Baru (3475 m), immense cratère inactif. Les hauts plateaux, à 1500 mètres d’altitude, offrent le printemps éternel : 23° toute l’année et des jardins d’Éden. Vous naviguerez sur des canaux à travers une jungle luxuriante (version Amazonie) et aux rives investies par les crocodiles.
Bien que très développé (place financière forte, infrastructures touristiques présentes, etc.), le Panama accorde une grande importance à sa nature et ses origines. Le pays a notamment su préserver plusieurs de ses tribus natives (Guna, Embera, Nasso, Ngobe, Bugle) en leur octroyant des territoires propres.
Pour vos différentes dépenses sur place, outre le dollar américain pour les billets, il y a aussi la monnaie officielle : le balboa, du nom du premier président du pays. Mais uniquement disponible en pièces. Vous pourrez les utiliser comme un clin d’œil nationaliste, mais ne vous en chargez pas trop et veillez à bien les écumer avant votre départ car elles n’ont aucune valeur en dehors du pays.
Le mieux est d’anticiper et de venir avec des devises américaines, en évitant les coupures de plus de 20 USD, mais vous aurez également la possibilité de vous procurer des dollars aux distributeurs automatiques présents notamment à Boca Chica, David, Boquete, Portobelo, Pedasí, Bocas del Toro et Santiago. Notez que des frais pourront être retenus pour chaque retrait selon les conditions de votre carte bancaire et que le plafond maximal par retrait est de 250 USD.
Si l’on peut payer facilement par carte bancaire dans tout le pays, il peut s’avérer utile d’avoir du liquide, si possible en billets de 10 ou 20 USD donc, pour les dépenses type fruits à l’étalage, eau minérale, petits pourboires. À ce sujet, les taxes ne sont jamais incluses dans les prix des restaurants (7%) et on laisse entre 10 % et 20 % de la note pour le service, souvent au moment du règlement par carte.
Ce dernier sera sans doute assez lent, nonchalant, pas toujours efficace, mais souriant. Ici, on vit à un autre rythme, très caribéen. Pour les Panaméens, un retard de deux heures au mieux est courant, quand le rendez-vous n’est pas carrément annulé sans prévenir.
Cela vous laissera du temps, par exemple, pour goûter et savourer la comida corriente (le plat du jour) ou le menu “del ejecutivo”, le business lunch local, toujours copieux et bon marché – une dizaine de dollars dans une fonda (une gargote). Ou bien faire quelques emplettes : au lieu du fameux Panama (équatorien donc), vous pourrez rapporter d’autres chapeaux typiques, notamment dans la région de Cocle.
Si besoin, pour vous déplacer à Panama City, vous pourrez télécharger l’app Uber. Si vous souhaitiez prendre un taxi, les officiels sont jaunes et vous négocierez le prix avant de monter. Le concierge de l’hôtel devrait pouvoir vous renseigner sur le prix moyen d’une course. Autre app utile pour ceux qui savent naviguer en espagnol, Pedido Ya vous offre la possibilité de vous faire livrer des plats, mais aussi des médicaments ou de petites courses. Pour communiquer, notamment avec le concierge Voyageurs du Monde, vous utiliserez WhatsApp.
Enfin, sachez que si vous êtes fumeur, le Panama étant l’un des pays au monde qui recense le moins de consommateurs de tabac, vous pourriez attirer les regards. N’en soyez pas étonné, vous ne serez pas mal vu pour autant, mais fumer en terrasse, aux balcons des terrasses et dans les parcs nationaux est officiellement interdit. La règle qui prime est finalement de ne pas importuner autrui.
Bon voyage !
Conduire au Panama
- Permis : le permis international n’est pas obligatoire, mais votre permis français doit être exactement au même nom que celui de votre passeport et sa date de validité parfaitement lisible. En cas de contrôle de police, le passeport sera demandé en plus du permis.
- Location de voiture : Au-delà de 70 ans, la délivrance de la voiture de location sera au bon vouloir de l’agent de comptoir.
- Stations-service : si on en trouve facilement dans les principales villes et alentours, il est préférable, avant de vous retrouver dans des régions plus reculées, de faire le plein dès que la jauge est à moitié pleine. On recommande les stations Delta, où persiste le métier de pompiste – pourboire apprécié.
- Conduite : plutôt “sportive” dans la capitale, où le code de la route n’est pas respecté. La priorité est prise d’office par les plus forts, en général les bus et les taxis, qui n’utilisent pas leurs clignotants. S’il y a beaucoup d’embouteillages à Panama City, la conduite est plus détendue dans les provinces, où il est facile de rouler.
- Limitations de vitesse : à respecter ! Les contrôles policiers sont réguliers. Sur les autoroutes, les limitations évoluent beaucoup donc gardez une attention constante. Utilisez Waze pour être sûr de ne pas avoir manqué un panneau.
- Flux libre : certaines autoroutes se règlent en flux libre grâce au PanaPass installé sur le véhicule. Ne soyez pas surpris d’être débité au retour de votre voyage de quelques dollars par le loueur.