Chaque pays du monde a ses subtilités. Des informations souvent implicites et pourtant bien utiles pour voyager en toute sérénité, éviter les impairs et gagner un temps précieux lors de votre voyage au Canada.

 

Environnement naturel propice à l’émerveillement, expériences outdoor époustouflantes et gentillesse des Canadiens ! Voilà qui résume assez bien ce que le voyageur vient chercher (et trouve) au Canada.

Toutefois, deux éléments essentiels sont à prendre en compte : le climat et la dimension du pays. Les hivers peuvent être glacials, notamment au Québec et dans les Rocheuses, où le vent est terrible. Vous glisserez les vêtements ad hoc dans votre valise : de quoi superposer les couches et un bonnet bien chaud sont impératifs ! Dans l’Ouest canadien (les Rocheuses), le temps peut vite tourner, même en été où il n’est pas rare d’avoir 15°C en juillet. La côte Pacifique reçoit beaucoup de pluie en hiver, moins en été. Il peut toutefois faire chaud, voire très chaud. À l’est, le climat est plus modéré, mais il peut faire frais en forêt ou aux abords du fleuve Saint-Laurent.
Concernant la dimension, ici, sans surprise, tout est vaste. Pour preuve, le Canada compte six fuseaux horaires différents d’ouest en est ! Alors, vous prendrez le temps.

Une fois sur place, vous constaterez quelques différences selon que vous logerez à l’est ou à l’ouest. À l’ouest, les hébergements sont “à l’américaine” et au confort correct, sans plus. À l’est, les structures sont plus petites, type B&B ou auberge de charme à la déco parfois kitsch. Le confort y est  simple, mais authenticité et chaleur de l’accueil sont au rendez-vous. Si vous avez loué un chalet (possible dans les deux régions), en autonomie et en pleine nature – un must en famille –, prévoyez de faire vos courses alimentaires ! Plus généralement, si vous voyagez en itinérance, n’hésitez pas à acheter une glacière. Pratique, économique et idéale pour les pique-niques. Surtout, si votre délicieuse cabane se trouve au bord d’un lac, ne vous parfumez pas ! Vous seriez la proie des moustiques, les “maringouins”, particulièrement en forme au début de l’été.

Dès votre arrivée à l’hôtel, votre carte de crédit vous sera demandée pour la caution et les extras. À votre départ, exigez une facture avec le détail de vos éventuelles dépenses (le parking, par exemple) et conservez-la précieusement. Il n’est pas rare que l’hôtelier débite par mégarde votre carte de la caution. Les petits déjeuners sont très rarement inclus, mais personne ne s’offusquera de vous voir ramener des cafés et des doughnuts achetés à l’extérieur.

Si vous voyagez à trois ou quatre, les chambres communicantes ne sont pas garanties, et en chambre familiale la nature du lit supplémentaire peut varier – il peut arriver que ce soit un canapé-lit. Souvent, vous trouverez deux lits doubles (classiques, pas toujours Queen Size).

À l’heure de vous restaurer, révisez ce mini-lexique d’usage au Québec : petit-déjeuner = déjeuner ; déjeuner = dîner ; dîner = souper. Et apprenez aussi que l’on dîne tôt au Canada, surtout dans les petites bourgades. Il vous sera difficile de trouver une table après 21 heures. Avant, aucun problème et vous pourrez même apporter votre propre bouteille au souper. Cette pratique s’appelle “BYOW” (pour “bring your own wine”).

À l’ouest, n’hésitez pas à tester les spécialités carnées : le saumon en Colombie-Britannique et le bœuf en Alberta. À l’est, la poutine, le smoked meat, les fèves au lard, les bagels, le homard en Gaspésie et dans les provinces maritimes.
À l’ouest comme à l’est, vous trouverez beaucoup de microbrasseries. Ça fait partie de la culture du pays : les Canadiens sont amateurs de bonnes bières. En revanche, pas d’alcool pour les moins
de 19 ans (18 ans au Québec). Et, au volant, la limite est d’un verre de vin ou de bière (tolérance zéro au Québec pour l’alcool au volant). Résultat : on prend beaucoup le taxi… Autre nectar typique à goûter : le sirop d’érable, récolté surtout dans l’est, mais que l’on peut savourer partout. Notamment sur un Maple Glazed Salmon (saumon laqué). 

Le pourboire viendra s’ajouter : 18 à 22% au restaurant, 10% pour un taxi, 10 dollars canadiens ($ cad) pour un guide ou un chauffeur, 2 $ cad pour un bagagiste, 3 à 5 $ cad pour un voiturier… Comme aux États-Unis, les bagages enregistrés sur les vols intérieurs ne sont jamais compris : vous compterez entre 25 et 30 $ cad.

Notez aussi que tous les prix sont sujets à des taxes ajoutées : la taxe fédérale (TPS) de 5% + une taxe provinciale (TVQ) qui diffère selon les provinces : Québec : environ 10% ; Ontario : 8% ; Alberta : 0% ; Colombie-Britannique : 7%.

Si tout se règle par carte bancaire dans quasiment tous les établissements, vous trouverez également des DAB partout, dans les banques bien sûr et aussi chez les “dépanneurs” (les épiceries locales) au Québec. 

Mention spéciale bien évidemment à l’état d’esprit général qui règne là-bas. Car les Canadiens sont chaleureux – ils font des “hugs” à la place de la bise –, polis et souriants. Ils saluent volontiers, répondent “bienvenue” quand vous dites “merci”. Au Québec, si jamais vous n’avez pas saisi ce que l’on vient de vous dire, n’hésitez pas à faire répéter gentiment.

Pour ne rien gâcher, le Canada déploie moult activités : observation de la faune (ours, baleines…), randonnées dans les parcs nationaux (ou balades sur les plages sauvages du Pacifique côté ouest), tyroliennes géantes (les Québécois adorent), surf, canoë sur les lacs, kayak de mer, vélo (un excellent moyen de découvrir une ville comme Vancouver, où les pistes cyclables sont nombreuses ; à moins que vous ne préfériez emprunter le Skytrain, pratique pour se déplacer facilement), mais aussi, en intérieur, divers musées sur l’art des Premières Nations.

Enfin, de façon à clore votre voyage avec panache, vous serez passé par la case shopping et souvenirs. Quelques idées en vrac : des vêtements outdoor, des chemises en flanelle, des objets d’art inspirés des Premières Nations, du saumon de l’île de Vancouver, un chapeau de cow-boy de Calgary, des santiags de l’Alberta Boot Company, du cidre ou du vin de glace, du sirop d’érable…

À la revoyure !

 

TARIFS DES PARCS NATIONAUX

La majorité des parcs nationaux du Canada sont gérés par Parc Canada (à l’exception du Québec : payants également, ils sont gérés par une société privée, la Sepaq). Selon votre itinéraire (surtout dans l’Ouest), il sera peut-être plus intéressant de prendre le Pass Découverte qui couvre l’accès à tous les parcs nationaux et sites historiques gérés par Parc Canada. Il suffit de se le procurer à l’entrée du premier parc national que vous visiterez.

 

LA FAUNE

L’observation des animaux sauvages dans les parcs nationaux du Canada est une expérience inoubliable. Il faut toutefois se rappeler que les animaux, eux aussi, nous observent et ce qu’ils retiennent de nos rencontres peut affecter leur comportement vis-à-vis de l’humain. Le maintien d’une distance saine entre les personnes et les animaux sauvages contribue à assurer leur sécurité, et la vôtre. Il est donc important de respecter quelques règles :

  • Ne nourrissez jamais les animaux sauvages, même pas un écureuil ! Les animaux nourris par les humains se conditionnent peu à peu à notre nourriture et en viennent à adopter des comportements de plus en plus agressifs.
  • Il est fréquent de voir la faune tout près de la route : conduisez avec prudence, et soyez particulièrement prudent à l'aube ou au crépuscule lorsque les animaux sont le plus actifs.
  • Si vous apercevez des animaux au bord de la route et que vous souhaitez vous arrêter pour prendre quelques clichés, assurez-vous de ne pas gêner la circulation, de rester à bonne distance de l’animal, et de demeurer dans votre véhicule.
  • Gardez une distance sécuritaire de minimum 30 mètres de tout gros animal (type cervidé) et de 100 mètres s’il s’agit d’un ours, d’un loup, d’un coyote ou d’un cougar. En vous approchant ou en les laissant vous approcher, vous risquez de leur faire perdre leur crainte des humains.
  • Il est préférable de randonner en groupe et de faire du bruit sur les sentiers plus sauvages où vous seriez seuls. Dans l’Ouest canadien, les rencontres avec un ours en randonnée sont rares, mais toutefois plus fréquentes qu’au Québec. Si vous planifiez de faire des randonnées dans des zones plus reculées, il est conseillé de se munir d’un bear spray (gaz poivré), en vente ou en location dans les visitor centers ou dans les boutiques de sport/outdoor.
  • Si vous voyez un ours, gardez votre sang-froid. Parlez-lui calmement, mais fermement, faites-vous grand. Ne courez surtout pas, ne lui tournez pas le dos : reculez doucement. Faites du bruit pour avertir les ours de votre présence. Près d’un ruisseau, de végétation dense, de bosquets de petits fruits, parlez fort, tapez des mains, chantez !

 

Conduire au Canada

  • Pas de difficultés majeures pour conduire au Canada, mais respectez toujours les limitations de vitesse. Un officier ou un orignal peuvent ne pas être loin.
  • On respecte le piéton.
  • Se garer dans les grandes villes est onéreux. Comptez 40 $ cad la nuit.
  • Les feux tricolores sont situés après le carrefour. Il faut s’arrêter au niveau de la ligne blanche peinte sur la chaussée avant le croisement. Il est autorisé, sauf mention contraire, de tourner à droite à un feu rouge si la voie est libre.
  • Le pays est “safe”, mais ne laissez pour autant aucun objet de valeur en évidence dans la voiture.
  • L’état des routes : à l’ouest, il est généralement bon (voies larges, grands espaces) ; à l’est, beaucoup de nids-de-poules à Montréal (à cause du gel) et donc de travaux.

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