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La Transoxiane que Marco Polo n’a pas vue

La Transoxiane que Marco Polo n’a pas vue

Parfois, les choses se goupillent bien : son passeport pour le Liban vient d’arriver et, du voyage en Ouzbékistan qui tombe un peu à l’improviste, E. reviendra l’avant-veille du départ pour Beyrouth. Khiva, Boukhara, Samarkand, on n’a pas lu à dix ans Marco Polo à travers l’Asie inconnue - Jean Riverain, 1962 - sans inscrire la route de la soie et ses caravansérails dans son imaginaire...   Jour 1 Tachkent / Noukous 3 heures du matin, arrivée à Tachkent, dans une cohue de dames costaudes qui font entre la Turquie et l’Ouzbékistan un commerce ahurissant de colis et de sacs.

À voir en Ouzbékistan avant qu'il ne soit trop tard

À voir en Ouzbékistan avant qu'il ne soit trop tard

1 La vieille ville de Samarcande   Les medersas et les mosquées des vieilles villes le long de la route de la soie continuent de briller avec leurs céramiques bleues, mais on casse ou nous cache la vraie vie des vieilles villes qui les enserrent. On les détruit, pour construire des avenues à quatre voies qui relient en droite ligne un monument et l'autre. Vite, prenez une porte dérobée et entrez voir la vraie vie qui existe encore :

Villes rêvées des routes de la Soie

Villes rêvées des routes de la Soie

Il y a des villes dont la seule évocation fait rêver, et initie le désir d’ailleurs, depuis l’enfance, depuis toujours – la sonorité d’un nom, une carte postale jaunie, une croix sur un globe terrestre… Samarcande est de celles-là. Alors, on part pour l’Ouzbékistan, où on ira aussi voir Boukhara et Khiva.       Tachkent Derrière les vitres du taxi, la ville nouvelle de verre et de béton contraste avec le musée des Arts appliqués,

24 heures à Samarcande

24 heures à Samarcande

Sur  la colline d’Afrasiab, vestiges de la cité antique Afrasiab, sur un promontoire désertique ceint par un rempart en briques crues. De là, Samarcande déploie sa silhouette sur un ciel d’une pureté absolue. Les iwans gigantesques du Reghistan se découpent sur l’horizon des montagnes enneigées, coupoles bleues rattrapées par les immeubles qui montent plus haut que les minarets. On ouvre grand les yeux et on s’attarde face à ce vertigineux panorama.